Notre engagement pour un village vivant, durable et solidaire
Larressore doit rester un lieu où il fait bon vivre, un territoire préservé, dynamique et agréable à vivre à toutes et tous. Pour répondre aux défis d’aujourd’hui — pression foncière, mobilités, préservation du cadre de vie — nous avançons 3 priorités : maîtriser l’urbanisation, protéger notre cadre de vie et faciliter et apaiser les déplacements.
- Maîtriser l’urbanisation pour un village où il fait bon vivre. Afin de maintenir une vie locale active et d’assurer l’accès à un logement digne et accessible pour tous, nous souhaitons agir résolument en faveur d’un habitat pérenne en luttant contre la spéculation, les logements secondaires, la sur-location touristique et la vacance immobilière. Nous actionnerons toutes les mesures réglementaires que la loi, notamment la nouvelle loi Etchaniz – Le Meur, nous permettent.
- Protéger notre cadre de vie avec un centre-bourg vivant, apaisé et repensé avec les larresoroar. Le centre bourg doit être un espace accueillant, adapté à tous les usages, sécurisé et orienté vers la convivialité. Son réaménagement, de la place de l’église au fronton, doit en faire un espace apaisé et sécurisé, plus agréable et mieux partagé. La voiture doit céder de la place aux piétons et aux vélos. En particulier les parcours pour les personnes à mobilité réduite, les enfants et les seniors doivent être mis en valeur et sécurisés. Ces actions doivent faire l’objet de concertation citoyenne à chaque étape des projets, pour garantir que les aménagements répondent aux besoins réels des habitants.
- Faciliter et apaiser les déplacements pour une commune durable, accessible et connectée. Notre vision du territoire repose sur une mobilité plus écologique et sur une protection ambitieuse de notre cadre de vie. Pour cela nous favoriserons les modes de déplacements apaisés, sécurisés et moins polluants. Pour sécuriser et faciliter les trajets du quotidien nous développerons des pistes cyclables, avec des liaisons intercommunales, intra-communales et vers les transports en commun (train et Txik Txak), en complémentarité des projets de la CAPB et du Département.
Notre ambition : ce projet vise à garantir que Larressore reste un territoire accueillant, vivant toute l’année, où l’on puisse se loger, se déplacer facilement en toute sécurité, et profiter d’un cadre naturel préservé. C’est un projet cohérent, pragmatique et résolument tourné vers l’avenir, que nous voulons construire pour et avec les habitants.
Réaménager le centre-bourg (de la place de l’église au fronton) pour en faire un espace apaisé, avec concertation des habitants
Aujourd’hui la rue principale de Larresoro est encore sur-fréquentée par les voitures. On y trouve notamment des voitures à destination d’Espelette, Dancharia, etc. Voitures qui n’ont pas leur place sur le centre de Larresoro alors que l’axe principal et normal existe, sans perte de temps significative.
Une première approche est d’intervenir sur la voirie en y réduisant la vitesse, en limitant, voir supprimant, le trafic de transit et en donnant la priorité aux modes de déplacement doux : ensemble des déplacements non motorisés comme la marche à pied, le vélo, le roller et tous les transports respectueux de l’environnement.
Avec l’accompagnement du Syndicat des mobilités, nous proposons de « muscler » et d’étendre la zone de rencontre dans le centre-bourg pour privilégier les déplacements en mobilité active (marche et vélo) et de faire reculer la place de la voiture, réduire les places de stationnement au bénéfice d’espaces d’activités et de vie pour les habitant·es (zones de repos ombragées, potagers partagés, aires de jeux pour enfants, noues, etc).
Le réaménagement du centre bourg, de la place d’en bas (Mairie et église) à la place d’en haut (pilota plaza) est une opération complexe, mais nécessaire, pouvant recueillir autant d’attentes que de craintes fondées. Il ne s’agit pas de léser les riverains, ni de déporter la circulation sur d’autres rues, devant les écoles, le stade où les zones d’habitation.
La réflexion doit être globale et nous proposerons, avec l’accompagnement du Syndicat des mobilités, une expérimentation de changement du plan de circulation pour améliorer la sécurité et encourager les déplacements doux.
→ Le mot d’ordre sera la concertation avec les larresoroar, les riverains, les usagers et les commerçants :
Nous commencerons par la mise en place d’expérimentations afin de confronter les solutions envisagées avec la réalité. Par exemple : commencer par organiser une journée festive et familiale sans voiture dans un périmètre adapté, le 1er dimanche de chaque mois pendant un temps, avant une généralisation hebdomadaire.
A terme, et suivant le résultat des expérimentations et de la concertation, nous pourrons envisager des mesures plus contraignantes et pérennes, de création de zones piétonnes et d’utilisation de voies de circulation dédiées aux modes de transport doux comme le vélo
Répondre au besoin de logement pour tous
Le constat
Larresoro, comme 35 autres communes au Pays-Basque, fait partie des communes dont la part de résidences secondaires représente plus de 20 % du nombre total d’immeubles à usage d’habitation ou soumises à la taxe annuelle sur les logements vacants.
Dans le même temps beaucoup de jeunes, de jeunes ménages, de familles ont des difficultés à trouver un logement sur le village.
Nous proposons donc 2 actions :
- Obliger que toute nouvelle construction soit utilisée uniquement comme résidence principale. Nous serons adeptes d’un urbanisme volontariste pour lutter contre les logements vacants, la sous-occupation et la prolifération des résidences secondaires, tout en favorisant des logements sociaux proches du centre bourg, est nécessaire pour assurer un toit à toutes et tous, en limitant la consommation de nouveaux espaces.
Il existe un outil : la servitude de résidence principale – qui est un outil mobilisable par certains documents d’urbanisme pour contenir l’augmentation du nombre de résidences secondaires dans un secteur situé en zone urbaine ou à urbaniser. Cet outil permet d’imposer à toutes les constructions nouvelles de logements situés dans ce secteur d’être exclusivement à usage de résidence principale.
Il ne peut être utilisé que si, dans le périmètre du règlement du PLU(i):
-la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) est applicable (cas de Larresoro),
-ou les résidences secondaires représentent plus de 20 % du nombre total d’immeubles à usage d’habitation.
Lors de l’élaboration du futur PLUi, nous souhaitons pouvoir utiliser, voir étendre, la zone sur laquelle l’utilisation de cette servitude de résidence principale sera possible.
Le secteur imposant une servitude de résidence principale peut être délimité par le règlement du plan local d’urbanisme (PLUi) et lors de l’élaboration du futur PLUi, nous serons particulièrement vigilants sur la bonne définition de ce secteur.
- Identifier les logements privés inoccupés depuis plus de deux ans et contacter les propriétaires pour les aider à remettre ces biens sur le marché locatif annuel.
⟶ Un besoin : Les logements privés inoccupés ou consacrés à la location de tourisme sont relativement nombreux sur Larresoro. Face à cela nous proposons de contacter leurs propriétaires pour les inciter à remettre ces logements sur le marché locatif à l’année.
Remettre un logement en location annuelle est très important afin de répondre à un besoin urgent et contribuer à résoudre une crise de logement reconnue, surtout au niveau local.
De plus l’offre locative se réduit, donc chaque bien compte. Augmenter l’offre de bien sur le marché locatif, contribuera à compenser cette baisse et stabilisera le marché local.
⟶ Une possible opportunité pour les propriétaires :
Pour certains propriétaires la location à l’année apparaît peu rentable et ressemble plus à un casse-tête doublé d’une prise de risque.
Depuis la loi Echaniz et les mesures gouvernementales en préparation, destinées à récompenser « fiscalement » les propriétaires qui reviennent vers la location annuelle, les propriétaires pourront espérer un gain financier direct, comparable à celui des locations saisonnières une fois l’impôt déduit.
Cela rend la location annuelle rentable et stable, notamment dans les zones tendues où les loyers ne baissent quasiment jamais.
Garder un bien vacant coûte cher, génère des taxes, entraîne des dégradations passives et ne génère pas de revenu. Alors que la location annuelle amortit l’entretien, couvre les charges, et valorise la propriété.
⟶ La démarche :
Afin que chacun·e puisse bénéficier d’un logement, nous proposons de recenser les logements du parc privé vacants depuis plus de 2 ans (« vacance structurelle ») puis contacterons leurs propriétaires pour les inciter à remettre ces logements sur le marché locatif à l’année en privilégiant la construction d’une offre sociale, notamment en les orientant vers les organismes ayant recours ou proposant de l’intermédiation locative (Soliha Pays Basque, Toit Pour Tous, Habitat et Humanisme, Atherbea) qui permet de sécuriser et simplifier la relation entre le locataire et le bailleur.
Nous souhaitons lancer systématiquement les procédures pour repérer puis récupérer d’éventuels biens sans maître ainsi que les procédures permettant d’obliger les propriétaires de biens en état d’abandon manifeste à les rénover.
Nous proposerons d’abaisser à 90 jours par an (au lieu de 120 actuellement) le nombre maximal de jours autorisés pour la location en meublé de tourisme d’un logement qui est déclaré comme la résidence principale du loueur. Cela permettra de dissuader certaines pratiques « limites » par rapport à la réglementation et de rendre « plus rentable » une location à l’année.